Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

09/03/2011

"Ni art d’Etat, ni censure". (dessin Mercenier)

sarko100.JPG

Le Centre Wallonie-Bruxelles censure.... puis accepte

G.Dt

Mis en ligne le 09/03/2011

Werner Meuron a décliné sous forme de tasse, d’assiette et de t-shirts, cette idée d’un "monde frileux" nous dit-il, dans lequel se confondent les politiques. Heureusement, le grand patron du Centre, Philippe Suinen, a réintégré l’oeuvre litigieuse et nous a dit : "Ni art d’Etat, ni censure".

"Le Soir" révélait, mardi, cette triste histoire. Cette semaine, s’ouvre au Centre Wallonie-Bruxelles à Paris, l’exposition "Le printemps de l’irrévérence". Tout un programme où se retrouveront de joyeux irrévérencieux comme Jacques Charlier, Jacques Lizène et Eric Duyckaerts. Le plasticien liégeois Werner Meuron devait aussi y être avec une installation "Le ton pastel est donné", dans laquelle il avait investi du temps et de l’argent. Mais à quelques jours de l’ouverture, le directeur du Centre, Christian Bourgoignie, lui a annoncé qu’il serait impossible de présenter son œuvre car il serait peu diplomatique d’utiliser ainsi le drapeau français dans ce qui serait comme une ambassade sur sol français ! On voit cependant mal le scandale qu’elle pouvait créer. Werner Meuron a placé sur un drapeau français, les portraits de Strauss-Kahn, à gauche (normal pour un PS) et Sarkozy, à droite (normal pour un UMP). Mais en faisant ça, Sarkozy se trouve sur un fond rouge et Strauss-Kahn sur un fond bleu. Normal, si on se souvient de l’ouverture à gauche de Sarkozy et de la présidence du FMI de Strauss-Kahn. Werner Meuron a décliné sous forme de tasse, d’assiette et de t-shirts, cette idée d’un "monde frileux" nous dit-il, dans lequel se confondent les politiques. Heureusement, le grand patron du Centre, Philippe Suinen, a réintégré l’oeuvre litigieuse et nous a dit : "Ni art d’Etat, ni censure".

12:16 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

02/03/2011

82 ans et pas une ride (dessin Gainsbourg)

Fidèle au dadaisme et au surréalisme,si Gainsgogh était resté peintre...

Fidèle au dadaisme et au surréalisme,si Gainsgogh était resté peintre...

05:40 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

13/02/2011

Gaspard Proust"Le Christianisme a été inventé car il est techniquement difficile de crucifier quelqu'un sur une étoile de David "(dessin Mercenier)

gaspard.JPGGaspard Proust, du côté obscur de l'humour noir
 

Il y a d'abord ce ton désabusé posé sur un physique stendhalien: "Je ne suis pas sûr que mon spectacle parle de quoi que soit... C'est lamentable globalement ce que je fais". Il y a une belle arrogance et de l'aplomb quand les journalistes unanimes lui assignent une filiation parfaite. "Desproges? Ce n'est pas vraiment quelqu'un de ma génération, un chansonnier avec un petit talent littéraire".
Il y a une biographie digne d'un story-telling: naissance en Suisse  en 1975 ou 76 parce que lui "compte à la chinoise"  une enfance en Slovénie puis en Algérie, un bac C à la Nativité à Aix, HEC en Suisse, un poste de banquier gestionnaire de grandes fortunes et finalement la scène à Paris, pour y confronter ce "petit talent comique" qu'il s'était découvert.
Et puis Laurent Ruquier le remarque, l'adoube dans sa bande sur Europe 1 et le produit. Un rêve d'attaché de presse.... Il y a forcément aussi une jolie dose de talent et de tempérament chez ce garçon, qui joue avec les clichés du type qui a choisi de faire rire pour résilier ses traumas freudiens. Il dit: "Je veux être aimé. Être dans la lumière, c'est exister", vous raconte "la souffrance de l'acné" juvénile et les "romans d'amour" qu'il écrivait à l'adolescence où "il se suicidait à la fin". Sans qu'on ne sache vraiment si c'est de l'art ou du cochon. Il assure: "On me dit cynique, non je suis réaliste. Un écorché vif... On dit souvent qu'on arrive pas à me cerner". On avoue, on a rapidement abandonné.
"Pourtant, dit-il, je ne joue pas un personnage. J'aurais trop peur qu'il me pique mes textes". Les textes, on y vient. Si l'on a senti chez Gaspard Proust lors d'une improbable interview téléphonique, une envie de nous ballader dans une biographie incertaine, un name-dropping d'enfer de Niestche à Dostoïevsky en passant par Balzac et sa comédie humaine, de vraies-fausses confessions sur la recette de la tarte tatin et sa capacité à filer ses angoisses à tous ses voisins de Boeing parce qu'il a très peur de l'avion, on l'a aussi entendu dire des horreurs. Qui lui font aujourd'hui cette réputation d'humoriste en grand devenir, "plus méchant que Stéphane Guillon". "Le Christianisme a été inventé car il est techniquement difficile de crucifier quelqu'un sur une étoile de David ". Ça, c'est fait.
"Je me suis déjà mis à la place d'un handicapé, surtout à celle de parking", ça aussi. "On est assez content que vous ayez élu Nicolas, parce que pour une fois, vous avez un président qui ressemble à l'image qu'on se fait du Français: un beauf à gourmette au bras d'une pute à frange ". Acéré, odieux, subversif, peut-être. On ne voudrait le renvoyer bêtement à ce fameux chansonnier qui disait "On peut rire de tout mais pas avec tout le monde", mais il y a de ça.
"Dans mon spectacle, je donne mon point de vue sur le monde. C'est sûr que nous ne sommes pas dans les pages les plus tendres de Paolo Coelho". Il cultive aussi cette drôle d'alchimie qui donne du charme au salaud. En juillet, il sera dans le Off du festival d'Avignon, "ce salon de l'intermittence"... On lui souhaite de la constance.
 

08:12 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook